-Yes! Je viens de remporter la manche d'un jeu de carte faite avec l’un des passagers.
Cela faisait la troisième partie que je faisais pour tuer le temps et avais perdu jusqu’à présent.
Je souris, fier de moi, cherchant la reconnaissance de mon pote, mais Patrice est concentré dans le livre qu’il ne lâche plus. J’observe le livre entre les mains de Patrice, éteignant l’écran dans un soupire long, je n’ai plus l’envie de jouer.
...Atori...
Tu avais ce regard à la fois triste et insoumis, cette colère mélangeait à la dureté que tu pouvais donner à tes traits, comme si tu ne possédais rien et donc n’avais rien à perdre.
Dès la première fois où nous nous sommes rencontré, tu ne m’as pas plu, sans doute car tu m’as de suite fasciné et je n’aimais pas ressentir cela pour quelqu’un d’autre que moi. J’en avais assez de me sentir inférieur quand j’étais avec toi, en ta présence, j’étais toujours second.
Dès que je t’ai vu j’ai su que tu faisais parti de cette catégorie de gens qui passe toujours au-dessus des autres, quelque chose d’impalpable les attiraient tous vers toi, et je n’échappais pas à la règle.
Et il a fallu que tu l’ai « elle ».
…pourquoi faut-il qu’elle t’aime…
Elles t’ont d’ailleurs toujours toutes aimés, tandis que moi…moi elles m’ont toutes utilisés. Moi j’ai les autres, toutes les autres, ces chiennes…toutes ses pouffiasses qui n’attendent de moi que du cul ou du fric…des salopes qui pleurnichent quand on les traître comme de la merde, mais qui en redemande.
Elles écartent les cuisses avant même qu’on envisage de les sauter et après elles nous font porter le chapeau, c’est nous les salauds, les porcs, alors qu’elles sont aussi salopes que nous, peut-être même plus. Manipulatrice dans l’âme, les longs siècles où elles ont du survivre dans un monde patriarcale, leur a donné le talent du mensonge et de la fausseté.
Finalement à vouloir les dominer nous en avons fait des monstres à plusieurs tentacules et elles nous émasculent sans une once de remord.
Et puis parfois…parfois il y en a des comme elle…en dehors de ce monde, de ce circuit qui leur demande de se trouver un « mec », de pondre des gosses qu’elles ne sauront pas élever, trop immature et pleine d’imperfections qu’elles imputent aux autres…sauf…
...sauf elle…Leatitia....













