Chapitre 03

chapitre 3  (Chapitre 03) posté le mardi 27 janvier 2009 18:47

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chap 3 : 01  (Chapitre 03) posté le mardi 27 janvier 2009 19:02

 

-Yes! Je viens de remporter la manche d'un jeu de carte faite avec l’un des passagers.

Cela faisait la troisième partie que je faisais pour tuer le temps et avais perdu jusqu’à présent.

Je souris, fier de moi, cherchant la reconnaissance de mon pote, mais Patrice est concentré dans le livre qu’il ne lâche plus. J’observe le livre entre les mains de Patrice, éteignant l’écran dans un soupire long, je n’ai plus l’envie de jouer.

...Atori...

Tu avais ce regard à la fois triste et insoumis, cette colère mélangeait à la dureté que tu pouvais donner à tes traits, comme si tu ne possédais rien et donc n’avais rien à perdre.

Dès la première fois où nous nous sommes rencontré, tu ne m’as pas plu, sans doute car tu m’as de suite fasciné et je n’aimais pas ressentir cela pour quelqu’un d’autre que moi.  J’en avais assez de me sentir inférieur quand j’étais avec toi, en ta présence, j’étais toujours second.

Dès que je t’ai vu j’ai su que tu faisais parti de cette catégorie de gens qui passe toujours au-dessus des autres, quelque chose d’impalpable les attiraient tous vers toi, et je n’échappais pas à la règle.

 

 

Et il a fallu que tu l’ai « elle ».

…pourquoi faut-il qu’elle t’aime…

Elles t’ont d’ailleurs toujours toutes aimés, tandis que moi…moi elles m’ont toutes utilisés. Moi j’ai les autres, toutes les autres, ces chiennes…toutes ses pouffiasses qui n’attendent de moi que du cul ou du fric…des salopes qui pleurnichent quand on les traître comme de la merde, mais qui en redemande.

Elles écartent les cuisses avant même qu’on envisage de les sauter et après elles nous font porter le chapeau, c’est nous les salauds, les porcs, alors qu’elles sont aussi salopes que nous, peut-être même plus. Manipulatrice dans l’âme, les longs siècles où elles ont du survivre dans un monde patriarcale, leur a donné le talent du mensonge et de la fausseté.

Finalement à vouloir les dominer nous en avons fait des monstres à plusieurs tentacules et elles nous émasculent sans une once de remord.

Et puis parfois…parfois il y en a des comme elle…en dehors de ce monde, de ce circuit qui leur demande de se trouver un « mec », de pondre des gosses qu’elles ne sauront pas élever, trop immature et pleine d’imperfections qu’elles imputent aux autres…sauf…

...sauf elle…Leatitia....

 

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chap 3 : 02  (Chapitre 03) posté le mardi 27 janvier 2009 19:31

 

Je regarde alors une hôtesse passer entre les passagers, j’observe le galbe de ses jambes pour remonter sur ses fesses. Une image d’elle et moi nus me fait sourire, je la fait vite monter au septième ciel, m’enfonçant loin en elle.

Le regard de Leatitia me fait redescendre sur terre, elle a compris à mon regard explicite, ce que j’étais en train d’imaginer. Elle m'a si vite percé à jour, que ça en est agaçant.

 

 

Leatitia, cela fera huit mois que nous ne nous sommes pas vu…huit longs et interminables mois, juste après le départ d'Atori, elle est partie pour l'Angleterre.

Elle est superbe, mais ça je l’ai toujours su, même la première fois que je l'avais croisé sous ses vêtements vieillots et sa coupe ringarde. Même si je disais le contraire, je voyais bien qu'il suffisait de peu pour qu'elle soit superbe.

Je l’a vois éviter mon regard, à présent que je la fixe.

Je te haïs Atori, elle a beau savoir ce que tu as fait, elle t'a pardonné, alors qu'à moi... à peine j’avais croisé ton regard adolescent que j’ai su d’instinct que tu me ferais chier. Comme un verre d’alcool auquel on ne sait dire non, alors que l’on est pertinemment conscient que ce sera le verre de trop qui vous donnera la migraine le lendemain.

Es-tu mort Atori ?

Pourquoi une part de moi en jubile rien qu’à l’idée, je m’écœure moi-même…ressentir ça, après tout ce que je sais de toi maintenant, je comprends tout mieux. Comme ta réaction quand Patrice nous a révélé son homosexualité au grand jour, enfin plutôt le mot exacte serai imposé.

 

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chap 3 : 03  (Chapitre 03) posté le mardi 27 janvier 2009 19:59

Nous avions pris une chambre d’hôtel 5 étoiles, payée pour la soirée, comme nous le faisions souvent sauf que ce soir là, quelque chose allait changer...

 

 

J’étais le premier entré dans la pièce, accompagné d’une jeune femme blonde que j’embrassais avec toute l’expérience dont je pouvais faire preuve; lui donner un avant goût de ce que serai d’être pénétrer par une autre parti de moi, dans quelques minutes.

J’étais suivi de près par Atori, qui lui-même était avec une jeune femme brune, superbe.

- Où est Patrice ? Me demandait-il en regardant la porte encore entrouverte.

- Il a dit …qu’il nous rejoindrait… dans quelques minutes…espaçais-je par mes baisers dans le décolleté de la poule que j’avais levé ce soir, que j’allais baiser et combler tous les espaces vides que mère nature lui avait offerte, spécialement pour m’accueillir.

 

-Hé, Atori, sois pas si pressé, je pouvais pas m’empêcher de râler, nous et notre foutu rapport de force.

Toujours à observer l’autre baiser et là il allait vite ce soir.

-Je l’ai pas fait depuis deux jours, alors si tu permets, sourit-il en plongeant sa langue contre celle demandeuse de sa partenaire, la voir se coller à lui aussi chaude que de la braiser m’énerve au plus haut point.

 

 

Son apparente froideur cache un volcan au lit, une libido très active, il baise en fait autant que moi et parfois je me demande même s’il ne le fait pas plus à l’université…vu qu’il est classé parmi les meilleurs de sa promotion…cela doit être facile pour lui.

Il fréquente une certaine classe sociale, avoir une mère connue ça aide, mais je sais que sur ce coup là c'est avant tout sa pondérance et son intelligence qui font le travail pour lui.

Les gosses de riches lui tournent autour comme du miel, car il ne fait aucun doute qu’il réussira à être juge. Et cela l’arrange, car dans ce milieu là si vous ne connaissez personne vous n’êtes personne.

Une image furtive d’un Atori pénétrant une femme tirée à quatre épingles, genre bonne famille, dans les chiottes pour hommes, me rend jaloux; c’est certain qu’il doit pas se retenir.

La jeune femme commence déjà à jouir, alors qu’il vient à peine de la déshabiller et s’engager en elle. Atori donne des coups de reins puissants, de plus en plus pressés et profonds, lorsque nous entendons des pas entrer dans la pièce, Patrice est enfin là…

Je ne regardais plus ce qui m’entourait, j’allais pas laisser Atori gagner, c’est moi qui l’a ferai jouir en premier. Bien trop occupé à lécher les deux merveilleux ovales qui s’offrait à moi, les sommets pointant leurs extrémités, j’entends pourtant le bruit typique du cuir soumis à la pression de deux corps.

 

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chap 3 : 04  (Chapitre 03) posté le mardi 27 janvier 2009 20:49

 

Patrice s’allonge sur le canapé. J’entends de nouveau Atori glisser entre les jambes de sa partenaire, toutes cuisses ouvertes ne demandant que plus de pénétrations. Mais c’est par le manque de bruit de plaisir de la brune que je détourne enfin les yeux. Je vois d’abord Atori raide comme un piqué par le spectacle qu’il voit sous ses yeux et pour cause, ce n’est pas une femme que Patrice avait ramené cette fois-ci... mais un homme…

 

 

Atori regarde nerveusement, comme pour vérifier qu’il ne rêve pas mais à la réaction de mes yeux et ma bouche s’arquant dans une mimique étrange entre «j’y crois pas, je rêve, je m’en doutais» le voilà en train de se défaire violemment des bras de la jeune femme qui il y a peu était en train de venir avec lui.

J'observe Patrice, incrédule face à ce spectacle un peu surnaturel. Il avait arrêté ses mouvements pour enlever ses vêtements, fixant la réaction d’Atori, une grande provocation dans les yeux, un air de «tu as quelques chose à me dire?» C’était pour de faux ou non?

Avec lui je m’attendais à tout. Il cherchait toujours à provoquer, a être remarqué et si possible choquer. Mais là étrangement, je savais que ce n’étais pas pour jouer…ce soir il se passer un truc inhabituel chez mon ami de toujours.

Et comme une énième provocation il embrassait l'homme profondément devant Atori, debout face à eux deux.

 

 

Inconsciemment j'avais compris ce que Patrice avait découvert sur lui quand nous avions rencontré Atori…depuis qu’il était apparu dans notre couple d'ami, beaucoup de choses avaient changé, beaucoup trop à mon goût et là, tout à coup, tout devenais limpide.

 

 

Je regarde à son tour Atori, je le vois crisper son poing. Cela fait plusieurs secondes qu'il ne donne plus aucun signe de vie, le regard juste fixé sur celui de mon pote.

Comme un fou, il se dirige vers la salle de bain, claquant la porte violemment, puis fermant à clé, sans un mot. Patrice, le regard le plus triste que je ne lui avait jamais vu, descendait des jambes de l’homme qu’il avait ramené sur lui pour s'exciter mutuellement.

Nous avions tous deux bien reçu le message de dégoût d’Atori et de toute l’immoralité qu’il pouvait éprouver à voir un homme en embrasser un autre.

Patrice repousse alors calmement celui qu’il avait fait monter, au sens propre comme au sens figuré.

-Désolé, ce ne sera pas pour ce soir.

L’homme ne cherche pas plus, l’expression d’Atori avait été menaçante et l’avait quelques peu refroidit. Il glissait tout de même sa carte de visite dans la veste du blond, soulignant son envie de continuer leur entrevue une fois prochaine.

Je repousse à mon tour sans ménagement, cette connasse qui n’a rien compris et continuait à me peloter le cul.

 

 

Je vois Patrice s’avancer vers la salle de bain, le teint pâle.

- Sort de la salle de bain, on doit parler…

- Tu permets !

Je jure face à cette femme qui continue de me masturber. J’enlève sa main de mon pénis. Je me lève vers mon ami, les épaules basses, supliant du regard la porte de s'ouvrir.

-Tu m’expliques ?

- C’est pas évident ? Me répond t-il un mélange de colère et tristesse sur le visage.

- Et depuis quand ?

- Depuis toujours, seulement c’est assez récemment que je me le suis enfin avoué…

Je n’insiste pas plus, ce n’est pas comme si je n’avais jamais eu de soupçons. Je me dirige alors moi aussi vers la salle de bain.

- Atori ? S’il te plait ouvre… Ça sert à rien de rester enfermer, c’est bien ce que tu as vu, Patrice est PD.

Je vois mon ami grimacer à cette appellation. Évidemment Atori ne répondait pas.

 

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