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Introduction

01  (Introduction) posté le vendredi 29 août 2008 17:49

 

* * * * *

 

Je m'appelle Atori Miura, j'ai 24 ans et jamais je n'aurai penser mourir si jeune.

 

 

Sur le rebord de la terrasse japonaise qui jonche la maison de ma sœur, je songe un instant aux personnes que je vais laisser derrière moi...à qui vais-je manquer?

 

 

 

Les volutes de mon propre souffle se discernent de la neige par le froid environnant, et pourtant je le sens à peine sur moi, peut-être me suis-je habitué à ce climat plus rude que celui de la France.

 

 

Il y a quelques heures j'ai inscrit les dernières lignes de mon livre. Rien qui ne soit dans le but d’être publié, juste ma vie épanchée sur des bouts de papiers.

 

 

Je voulais voir du haut de cette fin de vie ce que j'avais vécu, peut-être exorciser certains démons qui m’ont hanté bien plus que je ne voulais me l’avouer, certains que j'avais même oublié et qui m’avait gangrenés jusque dans ma vie intime. Je perds encore un peu de mon temps sur cette terre à observer la végétation domestiquée par l'homme.

 

 

A présent recouvert de sa robe hivernale, mes yeux se portent sur le petit Tori, abrité par un cerisier en sommeil, répandant son reflet brisé sur l’eau du petit bassin à moitié prisonnier de la gelée.

 

 

On peut percevoir quelques rares poissons qui somnolent dans le lac, pas très loin de ma vue, attendant des jours meilleurs.

Je n’aurai jamais songé passer mes derniers instants au Japon, chez ma sœur alors que nous avions été séparés enfants et que nous nous étions perdu de vue depuis.

 

 

Le jardin typiquement japonais, me rend nostalgique de mon enfance, qui pour moi restait des souvenirs merveilleux jusqu'au jour de la rupture de notre famille. A présent que je vois mon parcourt d’aussi loin, je me rend compte de tous ce que j’ ai raté, de toutes ces occasions d’être heureux que je n’ai pas su prendre.

 

 

 

L’écho de l’ego, création de l’esprit pour se défendre, se protéger, mais à quel prix…ce rempart contre la dureté du monde, qui vous souffle toujours combien les autres sont dangereux, vous empêchent finalement d’être heureux.

 

 

Je n’ai pas su faire les bons choix, ni dire les bons mots. L’ego c’est la peur…peur d’être blessé, jugé, malmené, mais surtout peur d’aimer, d’être aimer ; comment être aimer ou aimer quand sois-même on ne se supporte pas ?

Aimer…n’est-ce pas donner le pouvoir à l’autre de vous détruire ?

 

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02  (Introduction) posté le vendredi 29 août 2008 17:50

 

L’air bien trop frais avait commencé à geler les extrémités de mes mains et mes pieds, et dans un sourire las, je me décidais enfin a rentrer à l'intérieur.

 

 

Cette sensation d'avoir les membres engourdis, absents, cela était sans doute un avant goût de ce que la mort produira sur moi, dans peu de temps.

 

 

Pour qui serai mes premiers mots de remerciements...mes amis...elle...mes parents?

 

 

Je me décide enfin à m'assoir, allumant le dictaphone. J'écrirai plus tard manuellement, les derniers mots de ce roman qui jamais ne serai lu, par personne. Je pense aller le brûler demain, avec les feuilles mortes que nous avons ramassé hier.

"-Post face : Remerciements…, à qui en premier ?

 A toi maman, toi qui m’a toujours détesté. Je vais mourir avant toi, ne trouves-tu pas cela ironique, n’est-ce pas quelque chose que tu souhaitais au fond de toi ? Que celui qui ressemblait tant à cet homme qui t’avais fait souffrir, souffre à son tour… mon corps s’est résolu à mourir depuis quelque temps je le sens, il ne se bat plus. Les médicaments ne font plus effet et la douleur amplifie un peu plus chaque jour. Je le cache à Rukia, mais elle n’est pas stupide."

Je me stoppe perdu dans mes pensées, je lui en veux toujours. Ma mère...qu'est-ce qui défini un parent, les gènes qu'ils vous transmettent ou l'affection? J'ai eu le premier mais pas le second, est-ce pour autant que je devrais renoncer à l'appeler maman?

 

 

"A toi, ma tendre sœur, toi que je n’ai connu que 11 ans pendant notre enfance. Tu as rencontré un parfait inconnu il y a 8 mois et lui a pourtant tendu tes bras, ta maison. Partageant un peu de ta chaleur."

Mon corps à faibli ces deux derniers mois et  je sens que mon esprit aussi s’est résigné, maintenant que ce que j’avais à dire est posé sur ce papier; avec cette encre noire qui l’a habillée de mots, je peux fermer les yeux, les regrets sont partis, comme la peur de mourir.

 

 

J’ai encore des remerciements à poser, pour mes amis, des mots qu’ils ne liront jamais je le sais bien; mais c’est ma manière à moi de leur dire adieu, lorsque nous nous sommes quittés, cela était plutôt en mauvais termes… ma main tremble depuis quelque minutes et m’empêche de continuer.

Je reprend ma respiration, la seule chose qui stoppe un peu la douleur, l’art de la méditation.

 

 

Mon souffle ralentis les battements de mon cœur, j'ai alors moins mal.

 

 

Mes yeux s'épanchent un temps sur les photos de mes deux amis, posées sur le rebord de mon bureau... les souvenirs de cette photo s’amoncellent un instant dans ma tête.

 

 

-Je serai célèbre plus tard, peut-être chanteur, je vais passé à la star ac’, vous verrez !

-T’es con où quoi ? Toi, célèbre? Acteur porno, oui!

-Et c'est toi que j'enc*lerai mon beau!

-Rêve pas, t'auras jamais mon petit cul, pédale.

-Je l'aurai-ton petit cul-tu verras- tête de foui-neuh...

 

 

-Non, mais c’est pas vrai, arrête de chanter tous les gens nous observent…

-T’es un vrai boulet, David !

-J’temmerde. Bon on la prend cette putain de photo ! On le fait pourquoi déjà ce truc?

-Je veux garder une trace de mes cheveux !

-T’en change tout les mois.

-Ta gueule, bon t’as mis le minuteur Atori ?

-Tu me prends pour qui ?

-Allez, souriez bande de naze !

 

 

Ces photos, je les avais sorti dès mon arrivé ici, 8 mois et elles n’ont pas bougées depuis. Les seules choses que j’ai ramené de France... que faites-vous en ce moment ? Fait-il beau en France ?...

 

 

David doit sûrement être dans un studio, à tourner pour un film et toi Patrice…tu devais emménager avec Joshua, est-ce le cas ?…Joshua, le jeune frère de Laetitia...Leatitia, rien que d’énoncer son nom, j’en ai le sourire... je suis stupide…es-tu heureuse à présent ?…

Une voix me sort de mes pensées, une voix parlant dans ma langue natale, en japonais.

- Atori, tu viens le dîner est prés ?

-J’arrive Rukia.

Me levant doucement, je ne comprend pas de suite ce qui m'arrive, le monde penche étrangement …des vertiges … mon cœur me fait mal, une douleur sourde me poignarde, longeant toute ma poitrine, puis se répandant dans toute ma colonne vertébrale.

 

 

J'entend à peine les fragments de la voix douce et aigrelette de ma sœur hurlant mon prénom…

 

 

Tout est si noir…si froid

 

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03  (Introduction) posté le vendredi 29 août 2008 19:22

 

-Et merde, juste le moment où je sors sans prendre ce p%@ de parapluie.

Je déteste quand il pleut, enfin surtout quand je suis dehors et me retrouve à subir l’eau sur mes cheveux, qui je sais friseront sans attendre.

 

 

Mais hormis ce détail gênant, j’aime la pluie quand je suis chez moi, un pull douillé pour berceau, un film effrayant pour compagnie et de la nourriture calorique à foison; pour moi c’est le paradis.

Entendre l’eau perler contre la vitre. J’aime aussi l’odeur de la nature une fois que toute l’eau du ciel s’est déversée, une odeur particulière. J’aime la manière dont elle habille la ville, saturant les couleurs, éclairant de banale voiture de reflets magnifiques; tout à coup la ville me parait moins monotone, plus familière, plus belle, telle que la vie devrait-être…belle…

Est-ce que la vie est belle pour moi à présent ? Suis-je heureuse ?

 

 

Comment le savoir…fais-je mieux qu’avant ? Sans doute…mieux c’est certain, c’est déjà bien, et tout ça grâce à une rencontre…non, trois rencontres. Trois hommes, chacun à leur façon ont bouleversé ma vie, ce que je croyais savoir de moi…ce que je croyais devoir être ma vie, mon passé…mon futur... devoir subir de cette vie, ce que je croyais devoir être mon destin…

Le destin c’est quoi exactement… des gens y croient, d’autre non…avant moi j’y croyais, car cela était plus simple d’accepter la dureté que le manteau de la réalité peut parfois arborer, car si tout était décidé d’avance alors nous n’y pouvions rien.

 

 

Cela ne servait à rien de vouloir « changer » les choses, juste incliner les épaules et avancer…c’était tellement plus simple de laisser la vie agir à ma place, au moins je pouvais la maudire au lieu d’affronter mon propre reflet…quand je considérais la vie comme un néant, elle n’était que néant. Mais cette vie là ne me convenait plus, alors j’avais souhaité si fort que quelque chose vienne dans ma vie et me permette de changer tout ce qui n’allait pas, ce n’était pas le souhait capricieux d’un « je mérite mieux, donne-le moi », mais un « j’aimerai tant que ma vie change »… ce souhait n’était pas celui que quelqu’un arrange ma vie à ma place, non ce souhait était que quelqu’un me donne les moyens de changer de mes propres mains, ma destinée…

 

 

C’est peu de temps après ce souhait, venu au plus profond de moi, que la réponse à mon appel prit une forme à laquelle je ne m’attendais pas.

Quand tu es apparu, peu à peu tout s’est mis à changer autour de moi, moi la première…mais rien n’était simple et ne l’est toujours pas, parce que vivre c’est accepter de souffrir…il faut juste accepter que le rire est le frère des larmes et une fois cela compris au plus profond de soi, et bien alors tout est possible… la vie prend un goût particulier…celui de la joie d’exister …oui c’est ça, apprécier de vivre, c’est bien ça qu’il me manquait avant que je ne te rencontre, Atori …tu m’as appris à ne plus avoir peur de vivre…

 

 

Mon reflet face à la vitre du magasin contre lequel je m’abrite le temps de l’averse, me montre un spectacle qui m’effraye, mes cheveux frisent. Génial je ressemble à un mouton et ce mec qui lui aussi s’abrite de l'autre côté de la rue, qui n’arrête pas de me lorgner, un sourire moqueur aux lèvres, m’irrite.

Je me sens laide.

Je suis stupide, je le sais. J’ai beau savoir que je ne le suis pas plus que la moyenne, moi je me sens moche, je me trouve laide, hideuse, cela est encré au plus profond de moi…quelqu’un a gravé cette leçon dans ma chair depuis que je suis enfant.

 

 

-Les vilaines filles sont toujours punies.

 

 

Sans doute devais-je être atrocement hideuse, vu tous les coups que j’avais reçu…Elle est toujours là quelques part, malgré mon âge, malgré mes rencontres. Toujours là caché au fond de moi, j’ai eu beau la dépasser, prendre en maturité, en distance avec ce que j’ai vécu, je la sens toujours présente…peut-on réellement se défaire du passé, de ce que l‘on nous a appris, de ce qui nous a fait... de ce que l’on nous a fait…ce qui nous a construit… formaté ?

Ce n’est que maintenant que je remarque le printemps arborer les premiers signes de son cycle, quelques boutons en fleur, leur parfum me sortent de mes pensées noires …n’était-ce pas en printemps qu’Atori était partit soit disant pour aller voir sa mère malade ?

 

 

Finalement il n’est jamais revenu, sûrement à cause de moi, à cause de ce que je lui ai fait, ce que je lui ai dit à ce moment là… mais j’étais si en colère…en colère de ce que j’avais découvert, mais avais-je mieux fait ?

Non, je lui avais moi aussi menti, mais à ce moment là il était plus facile pour moi de lui mettre toute la faute sur le dos. Lui seul était coupable, coupable de l’injustice de ma vie, coupable de mon passé, de mon présent…moi je ne voulais pas accepter le poids de mes propres choix…quand j’y repense, notre rencontre, tu avais cet air à la fois si froid et si doux, une combinaison étrange qui pourtant te définissait à la perfection …tant de choses étaient différentes à cette époque là, moi la première.

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04  (Introduction) posté le vendredi 29 août 2008 19:57

Il y a 1 an…

 

 

Je savais que je n’avais pas le droit d’être ici, mais parfois en fin de journée, après avoir nettoyé toutes les classes, je faisais en sorte de finir par celle-ci. La classe de musique.

 

 

-Votre musique est mélancolique.

 Surprise au son de la voix masculine, je m'arrêtais, regardant l’homme à qui appartenait cette voix. Le jeune homme, d’une vingtaine d’années, me semblait étrangement imposant un peu plus grand que moi, c’est surtout son regard qui semblait m’écraser. Ses yeux noisettes avaient quelque chose d’hypnotique, d’imposant; face à lui je me sentais si petite.

 

 

La dureté de son regard était allégée par les quelques tâches de rousseur qui parcemaient son visage et ajoutaient à son type asiatique un charme enfantin qui adoucissait un peu son regard sévère.

-Je ne faisais rien de mal, bégayais-je confuse, tout en posant l’instrument à corde. Avalant difficilement, j’observe son regard sans pouvoir m’en détacher. Je vous en prie, je ne cause de tord à personne, je viens seulement parfois jouer du violon…j’y prête grande attention.

Soupirant, je le vois se passer une main tendue sur la nuque, comme pour souligner un combat sourd entre sa morale et sa compassion pour moi, faire pitié, ça je savais faire. Quand à 16 ans on est obligé de s’émanciper, la vie vous apprend vite à oublier tout orgueil quand votre survie en dépend. Il m’était plus important de vivre, enfin « survivre » pour mon jeune frère.

 

 

Alors oui, je mentais facilement, quitte à me faire plus victime que je ne l’étais déjà. Mais cela ne m’étais pas trop difficile, la vie n’avait pas vraiment été tendre avec moi. Il est si facile de faire pitié, de donner l’illusion au gens qu’ils peuvent vous aider, se donnant bonne conscience en vous tendant la main; mais toujours une aide futile et ridicule qui n’assouvie que leur égo et aussi volatile que leur impression de valoir mieux que ce qu’ils sont.

 

 

Pourtant toi, tu as été le premier à la tendre avec sincérité, ta main, car pour une fois quelqu’un ne me prenait pas en pitié.

 

 

-Si vous me laissez vous écouter je ne dirais rien, me souriait-il alors.

Pourquoi était-il aussi beau, jusqu’à présent il me faisait presque peur, mais à peine son sourire esquissé, qu’une âme douce se dévoilait sous mes yeux. Savait-il qu’il était beau ? Sans doute, mais il me semblait loin d’en abuser.

-Pardon ? Demandais-je étonné par la demande.

 

 

-S’il vous plait, rejouez pour moi, juste un peu. J’aime beaucoup votre manière de jouer du violon.

 

 

Hésitante, j’entendais mon cœur battre la chamade, comme s’il voulait prendre vie en dehors de moi, d’une autonomie bien trop difficile à gérer. Je n’avais plus joué devant qui que ce soit depuis mes 9 ans, le jour où elle brisa bien plus qu’une partie de moi, une partie de ma vie qui m’avait échappé à jamais.

C’est alors, les mains tremblantes que je prenais l’archet. Etrangement cette peur me motivait, je voulais que quelqu’un m’écoute, écoute le son de mon violon, de mon âme; car oui, la musique était le seul moyen pour moi de communiquer. J’étais bien trop maladroite avec les jeux sociaux, même si j’avais du très vite apprendre les codes de la société adulte, en relationnel j’étais un gouffre sans fond et d’une maladresse incroyable. C’est pour cela que je n’avais rien de ce que les gens appelaient communément « des amitiés ».

 

 

L’archet avait alors glissé délicatement sur les premières cordes, pour laisser échapper un do mineur, sur les notes d’un Strauss des plus mélancoliques. Cela répondait à mon humeur du moment.

 

 

-Vous devriez envisager peut-être votre passion plus sérieusement, me dit-il alors que les dernières notes étaient en train de disparaître dans le silence de la classe. Je n’ai connu qu’une seule femme capable de faire pleurer ainsi les violons. Une grande virtuose, c’était ma mère « Mizuki Miura ».

-Miura ?

Je la connaissais, elle était très connue dans le monde du classique et même un peu du public pop/rock, car elle avait participé à plusieurs morceaux de musique actuelle, son violon était inoubliable...

J’étais à la fois gênée du compliment et mal à l’aise qu’il puisse comparer ma manière de jouer à celle d’une telle femme et d’un talent reconnu du monde entier…car même si un jour j’avais, ne serai-ce eu que le quart de son talent, il avait disparu à mes 9 ans.

-A présent elle ne peut plus en jouer, me sortait-il de mes pensées.

-Je suis navrée, arrivais-je à balbutier, elle est morte ?

Je l’entends rire et cela me vexe, qu’ai-je encore dit ou fait de maladroit ?

 

 

-Elle n’est pas morte, finit-il de sourire, amusé de me voir vexée, elle est juste malade et cela l’empêche d’utiliser ses mains, la sclérose en plaque, cela la diminue physiquement, dit-il bien triste tout à coup.

Quel sentiment étrange son visage arborait j’y voyais de la tendresse mais aussi une souffrance indéfinissable. Je déviais son regard qui se posait à présent sur moi. Honteuse d’avoir fait une déduction si rapide et surtout si stupide, j’évitais ses yeux trop destabilisants.

Cela avait été notre première rencontre et j'étais loin de me douter que cela était loin d'être la dernière...

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05  (Introduction) posté le vendredi 29 août 2008 20:37

 

Ce jour là avait changé ma vie, notre rencontre, est-ce que toi aussi considères-tu ce moment là comme particulier ?

Au final ne t’ai-je pas apporté plus de souffrance que d’amour… Atori, tu avais à la fois cette étrange douceur lié à la tristesse qui habitait tes yeux et cette froideur contre laquelle quiconque t’étais inconnu s’y retrouvait opposé, comme pour mesurer leur volonté à te connaître…pourquoi es-tu parti ainsi, tu n’as rien dit…tu m’as juste regardé avec ce même regard perdu, douloureux… m’en veux-tu?...tu m’as aidé à cicatriser mes blessures, mes je n’ai pas su voir les tiennes…

 

 

La pluie tonne de plus en plus fort, alors je me décide enfin à entrer dans le magasin contre lequel je m’étais collé depuis tout à l’heure. Une librairie, j’aurai plus mal tomber, le temps que la pluie cesse je m’engage dans les rayons, évidemment les magazines people était ma cible préférée. Le premier magasine pris, je vois la dernière publicité que David à fait. Ce boxer lui va pas mal… ce prétentieux, il pavoiserait s’il entendait mes pensées. Je le pose aussitôt et cherche un roman dont on m'a parlé, l'alchimiste de Paulo Coelho.

 

 

 

 

Je ne le trouve pas sur cette étagère, je regarde alors autour de moi, dans l'espoir de le trouver ailleurs. Empilés, les uns sur les autres, une dizaine de livre semblables me font face. Jetant un œil rapide du best seller du moment, je vois ce livre dont tous le monde parle : « Love me for me ». Je n’y prête pas plus attention, moi et les fadaises romantiques à l’eau de rose…pourtant quelque chose attire mon regard.

 

 

Au dos de la couverture du fameux livre, la photo de son auteur me foudroie net.

 

 

...Atori?...

 

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