07  (Introduction) posté le samedi 24 janvier 2009 10:27

 

Je m’avance vers l’entrée, à la rencontre de celle qui cause tout ce tapage. Joshua s’avance en même temps que moi, un tablier autour des reins, une cuillère en bois dans la main droite, tandis que la gauche se repose sur sa hanche, l’expression interrogée sur sa sœur.

 

 

-Il était malade ! Tu le savais ? Demande alors la jeune femme, le regard fixé sans sourcillait sur l’homme plus jeune de cinq années, qu’elle.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, pose ce dernier penaud.

-Me ment pas Joshua, tu oublies que je te connais par cœur, avec moi ça prend pas. Tu me déçois!!

Il semble recevoir cette remontrance comme un coup de massue.

…de qui parlent-ils ?...qui est malade?...

Je vois à l’expression de mon amant, rien qu’à sa manière de pincer les lèvres, qu’il est pris en faute.

-Pourquoi tu débarques ici, en hurlant après Joshua, sale conne ?

Je ne pouvais pas m’empêcher de mal lui parler, cette fille...

je la hais

 

…elle a une chose que je n’aurai jamais...

...l’amour d’Atori

 

Comme toujours elle me regarde avec tristesse, comme si je venais de la frapper physiquement, sans rien répondre à ma provocation, je la déteste, elle m’insupporte, rien que sa vue, sa manière d’être douce, gentille.

 

 

-Barres-toi, je veux pas de toi ici, surtout si c’est pour faire chier Joshua.

-Moi je suis certaine du contraire, vois-tu.

« Vois-tu » mais elle se croit où pour parler bourge, comme ça, je vais te la décalquer pour de bon. 

-Je le répèterai pas, casses-toi, cette fois j’accentue avec mon accent méprisable que je sais si bien faire.

 

 

-Je sais que tu me détestes.

-Oh, non tu sais pas, ta vraiment pas idée.

- Atori…

-Putain, prononce pas son nom devant moi ! Tu veux vraiment que je te claque ?

Joshua s’interpose devant moi, ralentissant mon regard noir et mon intention d’en venir aux mains, elle n’a même pas bougé quand j’ai levé la main, pourtant je l’ai vu trembler, cette fille est tarée.

-Je…je t’ai menti…, prononce Joshua en me regardant.

-Quoi ?

-Le soir où Atori est parti…il…il était venu à l’appart de ma soeur. Je l'ai disuadé de te parler, qu'il te dise la vraie raison de son départ pour le Japon.

- Comment ça ?

Décidément, ma voix tremble malgré moi, dès qu’il s’agit de lui, j’en perds tous mes moyens.

Là, tout de suite, je me sens mal, c’est moi où l’oxygène se fait rare, pourquoi j’ai cette angoisse sourde qui m’attrape les tripes et les secoues comme un prunier sans leur laisser le temps de reprendre leur place initiale.

- Tu savais…tu le savais et t’as rien dis, prononce Leatitia, et là…là je panique.

 

 

-Tu savais quoi, je demande sans retenir ma colère, Joshua, répond moi bordel !

Rien qu’à ma voix tremblante, je sens que mon amant lui aussi panique.

-Atori était gravement malade, un cancer.

Il recule, ne me regarde même pas; pourtant je cherche ses yeux, je recherche son putain de regard.

-Prends quelques affaires pour te changer, on part dans une heure, me lance–telle comme ultimatum.

-Pardon ?

-On part au Japon, notre avion est dans 2 heures, David nous rejoindra à l’aéroport.

-David ?Qu’est-ce que mon meilleur pote fait dans cette histoire. Et comment t’as su tout ça ?!

Je la vois me tendre un livre « Love me for me » cette merde qu’un pote voulait me faire lire, je n’ai pas le temps d’attraper ce qu’elle me tend, qu’elle retourne la couverture…et là, je le vois, Atori dans un costume traditionnel japonais. Qu’est-ce qu’il est beau, habillé ainsi.

...pourquoi semble t’il si triste sur cette photo...

 

lien permanent

08  (Introduction) posté le samedi 24 janvier 2009 10:40

 

...cette photo...quand a t'elle était prise?...


 

-Tu  crois qu'il va encore neiger longtemps, j'aimerai aller en ville aujourd'hui.

 

 

-Tu leur donnes encore à manger? Ils vont finir obèses.  Souris-moi, Atori.

-Rukia, j’aime pas ça…

 

 

-Allez, j’ai pas une seule photo de mon frère, laisse moi faire râler mes copines.

Je le vois baisser les épaules, en acquiesçant, il peut jamais rien me refuser, mais son regard... il est si triste.

 

 

J’ai du mal à le voir si malheureux, il ne me parle jamais de sa vie en France, je sais seulement qu’il avait deux amis là-bas et qu'il aimait une femme qui jouait du violon aussi bien que notre mère.

Est-ce à cause d’elle qu’il est si malheureux ...

 

lien permanent

Chapitre 1  (Chapitre 01) posté le samedi 24 janvier 2009 12:05

 

 

lien permanent

Chap 1 : 01  (Chapitre 01) posté le samedi 24 janvier 2009 17:20

 Université des arts et des lettres

 

-Tu sais je suis sérieux quand je te dis que tu as du talent.

 

 

Il avait le droit d'utiliser à sa guise la salle de musique, le recteur était un fan de sa mère; il lui donnait alors naturellement ses entrées. Cet endroit été devenu notre point de rendez-vous depuis quelques mois. Il m'écoutait jouer et parfois me donnait des conseils. J'avais réussi à le faire jouer une ou deux fois, mais chaque fois je sentais combien cela lui était douloureux...

Sa mère, il n'en parle qu'à demi-mo,t mais je sens qu'elle a marqué son enfance. Je n'ai jamais osé lui demander pourquoi il était en France alors que sa mère, elle, vivait avec sa soeur au Japon.

-J'ai pas autant de talent que tu le dis, surtout pas quand je t'entend jouer, pourquoi n'as-tu pas continué le violon?

 

 

- Suivre le chemin de ma mère...

Je le vois soudain arborer une tristesse sans fond.

-J'ai simplement choisi un autre chemin, une voix qui me correspondait plus.

Atori est de la catégorie de ses gens qui réussissent tout ce qu'ils entreprennent, peu importe ce qu'il décide de faire ou qui être, il réussit toujours.Le genre de personne que tout le monde déteste, tout en admirant et tournant autour pour lui voler un peu de cette chance étrange.

Je n'avais jamais vraiment réalisé combien ces personnes étaient seules, n'est-il pas cruel d'avoir cette facilité pour tout et pourtant de n'avoir personne avec qui partager cette vie? Je ne parle pas seulement d'un partenaire, je parle aussi d'amitié sincère...je n'avais pas compris combien cela lui pesait d'être qui il était...

-Je veux être juge pour enfants parce qu'on a tous droit à avoir des débuts de vies stables...je sais qu'être adulte n'est pas une chose facile et qu'il n'y a pas une méthode miracle pour être un bon parent, mais si au moins on peut permettre aux enfants d'avoir un meilleur environnement, se sera déjà un bon début, non?

 

 

-J'ai l'impression que tu parles pour toi.

-Peut-être ...

-Tu ne me parles jamais de tes parents.

-Toi non plus.

Nous sommes tous les deux silencieux, à qui le premier qui osera se dévoiler.

-Tu pourrais devenir professionnelle et vivre de ton violon, si tu t'y mettais sérieusement.

-Je ne crois pas, je ne vois pas cette fille que tu vois en moi.

-C'est bien dommage, parce que celle que je vois est une femme magnifique.

Je rougis comme une gamine, mais je reprend vite mes esprits. Je remarque étrangement avoir utilisé le mot « fille » alors que lui me qualifie de « femme », pourquoi ai-je peur de dire que je suis une femme? Sans doute le sous-entendu adulte et sexuel.

...n'ai-je donc pas le désir de grandir?... mon dieu, avec lui, oui...je désire être une femme...même si cela est effrayant et forcément douloureux...j'en ai marre d'avoir peur de moi-même, je n'aspire qu'à enfin m'épanouir...


lien permanent

Chap 1 : 02  (Chapitre 01) posté le samedi 24 janvier 2009 18:35

 

-On pourrait te faire essayer le concours pour le conservatoire, cela ne couterai rien...

-Je n'ai aucun diplôme, je n'ai pas passé mon bac parce que je me suis émancipée à 16 ans.

Je remarque à son regard sa surprise, c'est vrai que je ne me suis jamais livrée à lui, c'est bien la première fois que j'ose un peu soulever le drap obscur de mon enfance.

-Émancipé?

-J'ai du travailler très tôt, c'est pour ça que je n'ai que des petits boulots qui ne demandent aucun diplôme ni compétences particulières.

-Je comprend mieux pourquoi tu me sembles si forte et si mature.

-Tu trouves que faire des boulots médiocres, c'est être forte?J'ai juste fait ce qu'il fallait pour survivre.

-Survivre...

Le mot m'a échappé et est porteur de sens, car c'était réellement une question de survit pour moi, ma belle-mère était abusive .

Elle me voyait comme une menace, une menace face à l'amour que mon père me portait. Je ressemblais tellement à ma mère et il me passait tous mes caprices pour soulager la perte de ma maman.

Mais quand elle est arrivée, mon monde assombri par l'absence de l'amour d'une mère, devint rapidement un enfer, au ciel couleur gris...

 

 

...gris...

La couleur des pierres humides de la cave où elle m'enfermait

 

 

-Ici c'est moi la patronne, ta mère c'est moi maintenant et tu as intérêt à m'obéir! Ton père pense aussi que tu manques de discipline et il n'aime pas les petites filles capricieuses.

-Pour commencer tu vas rester ici et réfléchir à tes bêtises; à 18h, je viendrai te chercher, tu vas faire le ménage, cette maison est une vraie porcherie.

-On va aussi vider ta chambre, parce qu'elle est bien trop grande pour une petite grue comme toi. Celle sous le toit te suffira amplement.

-Mais quand il pleut, elle est innondée...

-Tu oses la ramener encore? Très bien, dans ce cas là tu vas apprendre aussi à faire le repassage et la cuisine, je ne veux pas élever une fainéante. Tu dois mériter ce que tu manges!

Ses souvenirs, il semble que j'ai toujours mes 8 ans, malgrés les 26 marqués sur ma carte d'identité.

 

 

-Laisse-moi t'aider à être celle que tu aurai du être; me dit-il un ton de voix si doux que j'en sens des frissons parcourir tout mon corps.

Je le vois alors, afficher un sourire de conquérant.

-S'ils jugent que tu as le niveau pour étudier, ils peuvent te donner une dérogation, pour ton niveau scolaire. Ils seraient fou de ne pas te prendre.

-Je ne sais pas...cela me semble si étrange, je n'ai jamais fais de solfège ni quoique ce soit en rapport avec la musique, je jouais du violon pour ma mère en refaisant les morceaux que j'écoutais.

Je semble dire quelque chose d'extraordinaire au vue de son expression.

-Alors, tu es bien plus douée que je ne le pensais.Tu sais, des bons musiciens, il en existe à la pelle, des musiciens de génie, très peu. Et ce qui différencie les uns des autres et ce qu'ils arrivent à mettre dans leur musique. Toi, tu exprimes une telle envie d'exister, chaque fois que je t'écoute, c'est comme si tu me parlais. Tu vis ta musique comme je l'ai rarement entendu.

-Je...je ne fais que jouer les morceaux comme je le ressens.

 

lien permanent



 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Bioshock 2 PC | Bioshock 2 PS3 | Call of Duty : Modern Warfare 2 360 | F1 2009 Wii | Assassin's Creed II : Discovery DS